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466 millions d’euros pour les boites privées de l’interim !

Non à la marchandisation du chômage ! Non à la privatisation de l’ANPE !

lundi 31 mars 2008

Les politiques d’aides à l’emploi menées par les pouvoirs publics depuis 10 ans ont consisté à exonérer les entreprises du financement de leurs charges sociales et de leurs responsabilité dans le coût du chômage.

Les politiques d’aides à l’emploi menées par les pouvoirs publics depuis 10 ans ont consisté à exonérer les entreprises du financement de leurs charges sociales et de leurs responsabilités dans le coût du chômage. Malgré cette exonération ou à cause de celle-ci, ces mêmes entreprises ont préféré délocaliser afin d’ augmenter leur profit et faire croître la pression du chômage engendrée par la disparition de pans entiers du secteur industriel en France. Cette marchandisation du chômage à eu des conséquences catastrophiques sur des régions entières sinistrées. Mais cette marchandisation ne s’arrête pas la et franchi une nouvelle étape avec la volonté du gouvernement Sarkozy de privatiser POLE EMPLOI, de vendre ou de sous traiter ses services au privé ( tests de recrutement, bilan de compétence, atelier de recherche d’emploi) et dans le même temps permettre à l’état de s’affranchir de son devoir, pourtant gravé dans le marbre en préambule à la constitution :« Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, ...... » En qualité d’usagers de POLE EMPLOI, nous soutenons ce « Non à la privatisation de POLE EMPLOI » demandé par les agents et les syndicats de POLE EMPLOI. Car, dans cette politique généreuse de distribution d’aides et de subventions pour privatiser la « recherche d’emploi », le chômeur prioritaire(1), principal acteur et en même temps otage de cette politique ne doit pas etre laissé sans moyen, obligé sous peine d’être radié de rogner sur son minimum vitale pour « participer » aux : .BCA (Bilan de Compétences Approfondi),OPI ( Objectif Projet Individuel), OPG (Objectif Emploi Groupe),MKE (Marketing Emploi),... Selon une enquête sur le terrain du journal l’humanité, « ...cette politique se traduit par des pressions sur les salariés du service public. « Notre direction reconnaît publiquement que ces opérateurs n’ont pas de meilleurs résultats, mais nous devons tout de même leur envoyer un quota de chômeurs », explique une agente de Rouen, où officie le cabinet privé Ingeus. Quand un chômeur remplissant les critères de l’OPP arrive en entretien, « un bandeau d’alerte apparaît sur notre écran d’ordinateur, détaille-t-elle. Si on n’envoie pas cette personne à Ingeus, on devra le justifier auprès de notre direction ». Même constat à Toulouse, où travaille le cabinet Altedia. « Si les collègues n’envoient pas assez vers l’OPP, l’animateur d’équipe recontacte lui-même les chômeurs pour les réorienter », rapporte Emmanuel M’hedhbi, syndiqué au SNU. Les chômeurs ont-ils le choix ? En théorie, un refus d’OPP ne les expose pas à une radiation, mais ils sont « repérés » par la direction. À Gennevilliers, « l’agence a récemment convoqué 30 chômeurs pour une réunion sur l’opérateur privé Eurydice », rapporte Benoît Lupersat, de la CGT. « 15 personnes sont venues, et seulement 3 ont accepté. La directrice territoriale a dit ne pas comprendre les refus, et a demandé que ces dossiers soient examinés,... »

la CGT a estimé qu’il aurait été « plus pertinent » d’embaucher des personnels qualifiés dans le service public de l’emploi « plutôt que de sous-traiter » au privé. « La crise fait des heureux », ironise le syndicat On peut rajouter la crise fait des entreprises d’intérim heureuses surtout sur le dos des chomeurs. Le coût de la privatisation va couté à pole emploi et aux chomeurs, 100 millions d’euros cette année et 200 millions pour chacune des deux années suivantes. La facture sera, finalement compte tenu des prix proposés par les opérateurs, de 466 millions d’euros. La confusion et la dissimulation des véritables objectifs et interets des sociétés d’interim incompatibles avec une mission sociale de placement de chomeurs est totale. Car, les sociétés privés d’interim conseillent et ajustent les plans de licenciements des entreprises. Le rôle principale dévolu par les entreprises à l’interim en période de crise est de dégraisser les interimaires pour « ajuster le marché du travail ». Une mission totalement incompatible avec le placement des chomeurs et pour assurer le suivi de 320.000 demandeurs d’emploi, jusqu’en 2011. Et pourtant le service public fait appel massivement aux entreprises d’intérim, qui raflent une grosse partie de la mise. Manpower (avec 11 % de la valeur de l’appel d’offres), Vediorbis (7 %), Eurydice (6 %) et Adecco (5 %) figurent ainsi parmi les principaux lauréats. Ils vont surtout s’occuper des chômeurs de longue durée..... Et pourtant, il existe un secteur social et associatif sans but lucratif qui soutient le placement des chomeurs et la creation d’emploi, apporte une aide aux familles et aux personnes les plus démunies et les accompagne à travers des activités de solidarité et de réinsertion. Grandes perdantes avec les chomeurs, de cette privatisation des prestations de pole emploi, les associations et les collectivites doivent fideles a leurs soutiens aux précaires et chomeurs se retrouver dans toutes les manifestations pour soutenir les chômeurs qui se mobilisent pour leurs droits. Pour soutenir la création de comités de défense des chômeurs, précaires, malades, handicapés et retraités. Afin, de rechercher collectivement des solutions alternatives à la privatisation de pole emploi :
- par des stages « recherche d’emploi » organisé en interne à POLE EMPLOI
- par des partenariats avec des collectivités,et les associations d’aides aux chomeurs..... En outre, nous demandons, l’arrêt des licenciements et une législation sociale qui garantisse des emplois convenables et soit fondée sur la continuité des droits, financée par un fonds patronal mutualisé. • Un revenu décent avec ou sans emploi pour tous et toutes, par une indemnisation de toutes les formes de chômage et de précarité, et que, pour commencer, les minima, les allocations et le SMIC soient augmentées de 400 euros. • Un plan de création d’emplois socialement et écologiquement utiles ; l’arrêt des suppressions d’emploi et la résorption de la précarité dans les services publics ; une véritable réduction du temps de travail permettant à chacun-e de travailler moins et de vivre mieux. Qu’une mobilisation unitaire des chomeurs, des collectivités, des associations, et de tout ceux et celles qui apportent aides et soutiens aux chomeurs et précaires débute maintenant, par des actions locales. contact : agdesprecaires@comitescommunes-melun.info

Signez la pétition : http://comitescommunes-melun.info/s...

(1)Le chômeur longue durée perçoit L’allocation de solidarité spécifique (ASS) Il touche au maximum 14 EUR par jour (moins que le seuil de pauvreté).

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